Musicien, compositeur et improvisateur, Maurizio De Cecco développe depuis les années 1970 un parcours à la croisée des musiques électroniques, du minimalisme, du jazz et de l’improvisation.
Son rapport à la musique se construit dès l’adolescence par un chemin peu conventionnel. Plutôt que par le répertoire classique ou la chanson, il découvre la création musicale à travers les univers de Mike Oldfield, Philip Glass, Terry Riley, Tangerine Dream ou Klaus Schulze. Ces premières influences nourrissent durablement son intérêt pour la répétition, les textures sonores, l’expérimentation et la construction progressive de la musique.
Très tôt, son travail se développe selon deux voies parallèles qui ne cesseront ensuite de dialoguer : d’un côté, la pratique collective et la performance, principalement autour de la musique improvisée ; de l’autre, la composition en studio et la recherche sur le son. Il s’intéresse notamment aux possibilités offertes par l’informatique musicale et à la composition assistée par ordinateur dès les premières années de développement de ces nouveaux outils.
En 1975, il fonde le groupe expérimental Verso l’Eden, première expression collective de cette recherche autour de nouvelles formes musicales. Au cours des années 1980 et 1990, il poursuit un travail personnel de composition électronique et minimaliste. Une partie de ces pièces sera publiée par la suite dans les albums The Two Towers et Quest.
Son intérêt pour la relation entre musique et image l’amène également vers la composition pour le cinéma et audiovisuel. En 1992, il signe la musique du documentaire italien Orario Continuato, réalisé par Marta Calamia et Monica Moretto, diffusé dans les salles du circuit d’art et essaie italien.
Parallèlement à son travail de compositeur, Maurizio De Cecco revient progressivement vers une pratique instrumentale centrée sur le piano et le jazz. Il approfondit cette approche au sein de différents ateliers d’écoles parisiennes, notamment à l’ASMM, l’IMEP et l’ARPEJ.
De 2017 à 2025, il est membre du groupe jazz-funk Jexpats, avec lequel il se produit régulièrement sur scène. L’une des dernières prestations du groupe a lieu aux Plateaux Sauvages, dans le cadre de l’Amandiers Social Club 2025.
En 2020, il crée avec Alexandre Leone et Lionel Bion le groupe Komalea, projet électro-jazz dans lequel se rencontrent instruments, improvisation et univers électronique. Cette recherche s’ouvre également à d’autres disciplines artistiques. En mai 2026, Komalea participe à « Aujourd’hui on improvise » au Théâtre de la Bastille, dans une rencontre entre musique improvisée et danse avec les élèves danseurs et danseuses du Conservatoire Charles Munch.
L’improvisation occupe ainsi une place croissante dans son travail. En novembre 2024, Maurizio De Cecco participe à l’auditorium de la Cité de la musique à La Boîte à imaginaires, atelier-ciné-concert d’improvisation conduit par l’accordéoniste Pascal Contet. Cette ouverture vers d’autres formes artistiques se poursuit depuis fin 2025 avec le collectif Tigre, qui associe poésie et musique, ainsi qu’à travers une collaboration avec la chanteuse italienne Mara Montessoro.
Depuis quelques années, son parcours musical s’accompagne également d’une réflexion sur la transmission et la fonction sociale de la musique. En 2024, il engage une collaboration avec Ensemble & Solidaire – UNRPA Paris autour de projets utilisant la pratique musicale et la culture comme moyens de créer du lien et de lutter contre l’isolement des personnes âgées.
Dans ce cadre, il est notamment à l’initiative de la création de la chorale de l’association, placée sous la direction musicale d’Aneta George. Il prolonge cette démarche en fondant avec Alexandre Leone l’association b13, consacrée à la diffusion, au partage et à la pratique de la culture musicale.